04 juin 2008
Coucou!
Après une longue absence, mon premier "hors saison". Les photos sont de
cette année, mais comme c'était avant les vacances, elles se sont
fanées depuis. Rendez-vous donc début mai l'an prochain dans vos
sous-bois favoris. Car cette fleur joliment veinée de violet est une de ces fleurs qui se dépêche de sortir après la neige mais avant que les feuilles des arbres ne bloquent la lumière. 
Si les fleurs, d'environ un centimètre et demi de diamètre, ont besoin de lumière, entre autre pour que leur blanc éclatant attire mieux les insectes, les feuilles elles sont vraiment prévues pour l'ombre qui règne le reste de la saison à ras du sol. A tel point que la feuille s'étale largement à l'ombre et se "replie" si elle est directement exposée au soleil. Sans la fleur, on peut facilement prendre cette plante pour du trèfle, vu sa feuille en trois folioles en forme de cœur. Mais il s'agit en fait d'une petite famille, celle des Oxalis, ici Oxalis acetosella. Les feuilles, un peu poilues, sont comestibles et ont un goût légèrement citronné, acidulé (d'ou le aceto qui renvoie au vinaigre). Quand au titre, il vient d'un surnom populaire (un nom vernaculaire pour se la péter en société) utilisé dans ma région.
04 mai 2008
hêtre ou ne pas être
Oui, je sais, le titre est nul, mais je ne pouvais pas ne pas le faire. Une feuille de hêtre donc, Fagus Sylvatica, le maître des forêt de plaines en Suisse, pour laquelle j'ai eu de la chance, je suis tombée le bon jour et j'ai pu saisir le moment où les jeunes feuilles se déroulent et sortent de leurs bourgeons. Et pas la même occasion, j'ai pu voir pour la première fois comment ces feuilles s'ouvrent, j'ignorais jusqu'alors qu'elles forment de petits cornets.
24 avril 2008
ceci n'est pas non plus une feuille
Et c'est toujours une hellébore, mais c'est la version sauvage cette fois. L'helleborus foetidus, l'hellébore fétide donc, porte d'autres nom qui rendent mieux hommage à ses fleurs, certes vertes mais belles à leur manière. Pied de Griffon, ou herbe de serpent, c'est tout de même plus joli. Ce que j'ignore, c'est si son nom de foetidus vient du premier sens, olfactif dans ce cas, ou dans le second sens latin, qui signifie hideux, plus lié dans ce cas à la couleur je suppose. Je n'ai jamais remarqué de fumet particulier aux alentours de la plante, mais je n'ai jamais non plus cherché à mettre mon nez dans une fleur dit fétide. Néanmoins, fétide ou non, je trouve qu'avec ses feuilles pédalées (si si, c'est comme ça qu'on dit) et ses fleurs en clochettes quand elles sont jeunes et largement ouvertes à maturité, elle a du charme, cette hellébore.
21 avril 2008
Ceci n'est pas une feuille
Certes, c'est vert, mais il s'agit bien d'une fleur, avec des pétales, des étamines et un pistil. Et si la couleur n'a pas grand chose à voir, il s'agit pourtant d'une proche cousine de cette fleur là. Une hellébore donc, mais Helleborus odorus cette fois. Qui ressemble d'ailleurs beaucoup à l'hellébore des bois, tout à fait indigène chez nous. Hormis toutefois le feuillage, très découpé chez l'espèce indigène et en grandes feuilles aux bords dentelés pour celle ici présente.
18 avril 2008
double dose
Un peu déprimée par la météo peu engageante, j'ai eu une envie de couleur, de jaune pétant. Une petite pensée donc, au propre et au figuré. Et c'est toujours Viola x wittrockiana, comme ici.
Et puisque je l'ai vu en demande dans mes mots clés, j'ajoute une feuille à la fleur.
17 avril 2008
le buis du coin du bois
Où l'on découvre les limites de mon appareil photo en matière de macros. Il faut dire que la fleur du buis n'est pas bien grande. Pourtant, elle attire les abeilles de loin, j'ai d'ailleurs pris cette photo à mes risques et périls, ça bourdonnait sec autour du buisson. Le parfum reste toutefois discret pour notre nez, tout comme la fleur finalement. Ce que l'on retient du buis, c'est qu'il se taille facilement, qu'on peut lui donner toute sorte de formes (la taille des arbustes en formes précises s'appelle l'art topiaire, c'était la minute "le saviez-vous") et qu'il garde ses feuilles en hiver. Certains disent aussi qu'il pousse très lentement, ce qui explique son bois très dense, mais ce n'est pas si vrai, même si il ne fait pas partie des arbustes à utiliser si on veut rapidement cacher quelque chose. Ce qui est sur, c'est que sa petite feuille ovale légèrement cirée dure longtemps, ce qui lui a valu son nom d'espèce : toujours vert le Buxus sempervirens.
16 avril 2008
Une jolie pervenche, inofensive celle là
Après l'anémone, une autre plante qui se plait dans les sous-bois. Souvenirs d'école, ma colloque adorée séchant sur un plan de jardin pour trouver une idée plus originale que la Vinca minor à mettre en couvre sol dans les coins ombragés. Car elle est appréciée des jardiniers pour sa rapidité de croissance, son joli feuillage brillant et, au début des beaux jours, ses nombreuses fleurs d'un joli bleu... pervenche bien sur. Une de ses caractéristique, quand on la regarde dans le bleu des pétales, ce sont ses pétales, qui rappellent les pâles d'une éolienne, ou d'un moulin à vent pour les moins modernes. Un peu comme si en les vissant dans le calice, on avait forcé un peu et qu'on les avait à peine déformé.
15 avril 2008
l'anémone n'est pas que pulsatile
Elle a quelque chose d'un bonnet de lutin, la tête encore modestement inclinée vers le sol. la base de sa corole est rose et teinte légèrement les pétales sur leur face externe. Par contre, quand elle s'épanouit complètement, c'est une étoile blanche sur un fond de feuilles, vert soutenu, légères et très découpées. Elle pousse souvent en large groupe, recouvrant le sol forestier d'un tapis vert maculé de gros flocons blanc, comme un dernier rappel de l'hiver.
14 avril 2008
une corbeille de violettes, ou presque
Dès le retour des beaux jours (c'est un peu ironique quand on pense à ces dernières semaines), on voit les murs se couvrir eux aussi de couleurs. Les premières à prendre leurs aises sont les aubriettes ; Aubrieta cultorum on va dire, les espèces sont un vrai casse-tête, la plupart sont donc surnommées "cultivées" juste pour les différencier des quelques espèces sauvages. On les prend souvent pour des violettes, mais en réalité, ce sont des cousines des choux, si si. Elles forment souvent comme des coussins, aussi appelés corbeilles, qui s'accrochent aux anfractuosités des murs, quand ce ne sont pas des trous faits pour elles par un jardinier qui va alors soigneusement les y installer.
11 avril 2008
l'euphorie de l'euphorbe
Elle est exotique, elle a des feuilles en spirales, elle pousse au ras du sol malgré ses longues tiges, elle a une fleur verte bizarre et elle devrait faire plaisir à une jeune maman qui aime bien les succulentes de ce genre. Et j'ai mis une bonne demi-heure pour découvrir son nom, je ne connaissais pas du tout l'Euphorbia myrsinites avant de la croiser, belle et étrange, dans un parterre de mon cimetière favori.

A l'ombre














